Sur les chemins de Canterate.

Premier épisode

Sur les chemins de Canterate.

Lorsqu’il découvrit au petit matin le site merveilleux dans lequel il venait de passer sa première nuit de liberté, il n’eut pas de mal à comprendre ce qui lui était arrivé durant ces dernières années. Il ne tenait pas trop à en parler, surtout avec les gens qui auraient pu le prendre pour un fantaisiste.

Sa première réaction après s’être longuement étiré et avoir, avec admiration regardé autour de lui cette brume qui enveloppait encore tout le paysage, fut de reprendre son sac de toile sur lequel il avait posé sa tête toute la nuit, en veillant attentivement à ce que les quelques objets qu’il possédait ne le gênent pas dans son sommeil.

Il n’avait , pour toute fortune que ces quelques affaires qui lui avait été remise lors de sa libération, mardi matin. C’était bien ce mardi matin, oh combien attendu depuis des années, c’était bien cela la fin d’un long cauchemar qui avait duré, duré des années sans en voir réellement la fin. Et puis brutalement il fallait tout quitter, ses habitudes, ses cauchemars, ses rêves…

La grande porte s’ouvre sur un espace mille fois appréhendé sans jamais en croire l’existence. Et pourtant…. !

Maintenant il fallait absolument se réveiller, sortir du songe et ne penser qu’à aujourd’hui, hier c’était fini, le passé ne devait plus resurgir dans ce qui allait se passer dans les jours prochains. Demain ce serait autre chose, le monde aura changé, mais brutalement les idées de ce monde nouveau traversèrent sa tête : « qu’allait-il trouver, aujourd’hui dehors ? ». Ce qu’il avait quitté il y a dix ans, il ne le retrouvera jamais, il avait dans sa situation des difficultés pour repenser à toute cette période difficile et surtout il se demandait toujours pourquoi il en était arrivé là, à ce point critique de non-retour.

Dix années étaient passées comme cela tout simplement, en quelques minutes tout s’était renversé et cela était apparu brutalement comme une chose nécessaire, nécessaire à quoi, cela je ne sais toujours pas et il n’est pas facile d’en parler.

Il chercha dans son sac son petit réveil qu’il avait gardé depuis le départ, un réveil comme certainement on n’en voit plus beaucoup, il l’avait avec lui depuis des années, ce genre de réveil avec lequel de nuit comme de jour on voit les chiffres qui défilent et qui vous fait prendre conscience que le temps passe, passe tout simplement, les minutes défilent, les heures défilent, les jours puis les années… Et soudain on se retrouve là assis dans l’herbe encore mouillée du matin, face à soi-même, seul comme au départ, devant son avenir .

Et pour lui, à cette heure matinale, il lui fallut beaucoup de courage pour se mettre sur le chemin qui avait l’air de descendre vers le petit village encore endormi. Il marcha les quelques kilomètres qui le séparaient des premières maisons encore en ruines, celles que personnes sans doute n’avaient voulu occupées tellement la tâche devait être grande pour les remettre en état. Le petit panneau bleu à l’entrée du bourg indiquait le nom du village, il était tellement ancien que l’on avait peine à lire le nom « B.U.Z .Y. » et les restes de végétation qui le recouvrait partiellement montrait bien que le temps avait fait son œuvre.

Il trouva dans le centre du bourg un petit café, ou tout au moins ce qui avait été auparavant un café, les vitres étaient assez sales, et lorsqu’il essaya de jeter un coup d’œil à l’intérieur il entendit une petite voix féminine qui l’interpella, elle lui sembla lointaine et venir du fond de la boutique. Il s’aperçut qu’il avait besoin de reprendre contact avec ses sens. Soudain il se mit à rire, se retourna et vit juste à côté de lui une charmante jeune fille qui lui demanda pour la deuxième fois « Vous cherchez quelqu’un, Monsieur. je m’appelle Gwendoline, et j’habite dans la petite maison à la sortie du village. »

Il eut une hésitation et ne tarda pas à se présenter : « moi, c’est Luc, bonjour, il y a quelqu’un dans cette maison, est-ce encore le seul café du village .» . D’un geste elle passa devant, poussa la porte, une note agréable se fit entendre qui lui rappela les clochettes qu’il y avait derrière les portes des petites épiceries. Ils se retrouvèrent tous les deux dans une grande pièce vide avec deux tables sur la gauche, quelques chaises usées par le temps et de grands bancs de bois rangés le long du mur. Au fond de la pièce deux grandes portes donnant l’une sur un couloir et l’autre sur une grande cour intérieure.

« Vous désirez ! … », questionna une grande dame auquel personne n’aurait pu donné un âge précis . Elle s’approcha de Gwendoline qui à première vue était très intime avec elle . Luc s’approcha, lui serra longuement la main et finit par lui adresser la parole, ce qui, pour lui, était encore très difficile : « Bonjour Madame, connaissez-vous des chambres à louer dans le village ou aux alentours ? »

Elle les invita à s’asseoir en leur demandant :

« Que prendrez-vous ? Puis-je vous offrir un grand café ?. »

A ces mots ils allèrent directement à la table près de la fenêtre et Luc posa son sac sur la chaise. Ils confirmèrent leur désir de prendre un bon café en insistant :

« – Pour moi ce sera un grand café et des tartines beurrées, et de la confiture et pour vous Gwendoline, que désirez-vous ?. la même chose, pourquoi pas !. dit-elle de sa petite voix hésitante. »

Aussitôt dit, la grande femme dont on ne connaissait même pas le nom ni le prénom était partie vers ce qui semblait être son arrière cuisine. Elle ne nous avait même pas répondu à la question qui était primordiale et qui allait peut-être permettre à Luc de rester là quelques jours , voire même quelques mois.

Elle ne tarda pas à réapparaître, un grand plateau de bois sur les avant-bras qui témoignait de son habitude à servir, elle déposa sur la table après avoir essuyé d’un geste souple la vieille toile cirée qui devait être là depuis plusieurs années, tout ce qu’elle nous avait apporté, deux grandes tasses jaunes avec de petits motifs floraux bleus, un grand pot de café noir en inox comme l’on trouvait autrefois dans les cantines scolaires, des sucres emballées dans des petits papiers représentant les grands musiciens de la renaissance, un petit pot de lait en faïence blanche, et le plus important : quatre grandes tartines beurrées qui paraissaient à première vue immenses, la confiture était encore dans le pot avec dessus une étiquette sur lequel figurait tout simplement « fraises juin » la date était effacée ou tout du moins illisible….


G
wendoline devait avoir moins de trente ans, elle ne causait pas beaucoup, peut-être n’était-elle pas encore en confiance, elle avait depuis longtemps oublié dans ce village qu’il existait partout ailleurs des personnes qui vivaient autrement qu’elle.

A suivre bien sûr…au cours de l’année 2018-2019

Et en février 2019 ; peut être le livre « Voyage au coeur des S.E.L. ; verra le jour…!

Bonne lecture à Tous-tes

 

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mercredi 14 février 2018

En 2018: « Avoir du bien au soleil… »

De tous les temps le rêve a toujours plus ou moins existé, cela est certain.
D’ailleurs j’en ai encore rêvé la nuit dernière alors que j’éprouvais quelques difficultés à dormir , soit disant à cause de la lune.
Bref, le hasard a toujours bien fait les choses car l’autre jour alors que je me promenais dans les rues du village à la recherche d’un rayon de soleil; je décidais de traverser le pont sur la Vézère et là ; miracle , je tombais nez à nez en face d’un ami de longue date qui avait été journaliste sur des radios locales de la belle époque.
Je ne l’avais pas vu au moins depuis deux ou trois années. Et ce fut une superbe rencontre, on décida d’aller prendre un pot sur une terrasse si possible ensoleillée pour commencer à parler de nos deux années passées.
Et quelle année  en plus , tellement de choses à nous raconter, le soleil attirant le soleil et çà y est le souvenir de sa carte reçue au moins il y a deux ans durant son séjour en Albanie.
Et là; la discussion revient sur ce pays sur lequel il me brosse un magnifique tableau plein de soleil…!
Du coup tout cela me rappelle avoir voulu y aller en 1972, et d’y avoir été refoulé en arrivant à la frontière après avoir emprunté des routes catastrophiques. On me demandait d’aller rechercher un visa à l’ambassade d’Albanie à Belgrade. Et là ce fut trop ;;; tout ce qu’il me resta de ce voyage ce fut la vision de la montagne aux aigles; si majestueux dans le ciel.
Lui; du coup m’explique ses riches aventures dans ce pays et du coup me lance dans un projet de voyage au soleil albanais.
Ce qu’il faut savoir , c’est que l’Albanie demande à rentrer dans l’Europe et que là-bas les gens y vivent très bien; le demi de bière est à 0,50 Euro et une chambre d’hôtel est autour de 10 Euros et surtout que le soleil y est gratuit….
Bien sûr Corfou et la Grèce ne sont pas loin; alors tout cela sera un choix à faire pour 2018 ou 2019.
Et si cela pouvait me faire du bien au soleil.

Atelier d’écriture du 13 février 2018

Publié par Albert Dieu à 05:51

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mardi 26 décembre 2017

Dix années d’existence, cela se fêtera en 2018

Et bien sûr avec VOUS.

Notre atelier d’écriture de Plazac fêtera cela au mois d’avril à Plazac avec un repas pris ensemble à la Marjolaine….
Moments inoubliables…

Bonnes fêtes de fin d’année 2017 à TOUS.

Publié par Albert Dieu à 02:57

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vendredi 24 novembre 2017

ELOGE DE LA PARESSE.

Lors d’un atelier d’écriture du 23 novembre 2017.

Bon, sérieusement, le plus dur c’est de nos jours de s’y mettre à écrire et après je vous assure ça vient tout seul….
Bien sûr il vous faudra au moins un stylo et même si vous voulez mener à bien votre affaire: une belle feuille de papier. Et après il vous suffira de laisser glisser la bille de votre stylo sur le papier de gauche à droite pour nous et vous verrez bien que ça glissera tout seul et votre feuille se remplira…
Bon, on peut passer au deuxième temps au chose beaucoup plus sérieuse car entre nous , il ne faudra pas que cela vous fatigue trop.
En effet , j’en vois déjà qui commence à fatiguer nerveusement et bien non ….Ils continuent car la page n’est pas encore pleine…
Tiens une idée parcourt mon esprit et me fait penser à la différence entre la fainéantise et la paresse ? Et d’abord , n’est ce pas un peu pareil ou bien est ce totalement différent, vous ne pensez pas?
Bon , cela fera sans nul doute d’un nouveau sujet, car là cela commence à me fatiguer et il y a de quoi, vous ne pensez pas.?
Et puis je vois bien que c’est aussi le stylo qui fatigue alors comme d’habitude , passez une bonne soirée et à bientôt peut-être.

Début 2018, je fêterai ici les dix ans de ce blog…!
Un grand anniversaire avec VOUS.

Publié par Albert Dieu à 05:50

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jeudi 27 juillet 2017

Ivre de Liberté.

En fin de compte j’hésite souvent entre 0,5 gramme ou 0,8 gramme de liberté, ou encore mieux des fois entre un ou deux verres de plaisirs contrôlés.
En fait on le sait bien , tout est sous contrôle et l’autre jour  à l’occasion d’un entretien avec mon ami : Albert Dieu nous nous sommes mis à en discuter, et selon ma conscience il ne fut pas facile de mettre des limites dans notre dissertation. D’ailleurs même une semaine auparavant , j’avais abordé le même sujet avec mon ami Robert Transversel et il ne fut pas vraiment facile d’aborder ces sujets . Pas toujours facile de s’exprimer sans aucune limite sur le sujet de la Liberté, en effet chacun a toujours son opinion sur ce sujet délicat.
Certainement un problème , pour moi , de dédoublement de la personne ou encore bien pire le problème de la connexion avec toutes formes de liberté.
Et d’abord , quelle liberté d’abord ? Je ne connais que celle d’écrire en toute liberté, écrire ce que l’on veut, quand on le veut et surtout où l’on veut.
Alors comme chaque semaine on se dira à la semaine prochaine si vous le voulez bien.

Atelier d’écriture chez J.F. à Rouffignac le 27 juillet

Publié par Albert Dieu à 10:44

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samedi 3 juin 2017

Entre rêve et réalité.

Mais c’est où la réalité ?
Cette question , depuis un moment , me revenait sans cesse à l’esprit, alors que depuis plusieurs mois je n’arrivais plus à rêver.
La réalité des choses j’y étais en permanence, et la question qui me laissait peut-être le plus pensif, c’était certainement: quel allait être mon avenir immédiat ?
Pour aujourd’hui, d’ailleurs, aucun problème apparent, la réalité est bien là , en chair et en os et son existence n’est pas discutable. Notre atelier d’écriture du jeu est reparti pour la saison d’été, future et immédiate.
Une question se pose encore: jusque quand exactement?
Après plusieurs années d’écriture , je me demande toujours où se trouve la réalité dans tout cela et là, pas de réelles réponses à tous mes questionnements. Alors c’est simple , je continue à remplir des pages et des pages en me demandant bien : Qui sera intéressé par mes écrits ?
Bien sûr , faire un livre et tenir un stand dans un salon du livre , comme par exemple aujourd’hui à la salle des fêtes de Rouffignac , en plein cœur du Périgord , au milieu d’ami(e)s écrivains…Pourquoi pas ! On verra cela ce samedi après midi, si les plumes locales s’exposent si facilement.
Bon , sérieusement , je ne crois plus au Père Noël, c’était pourtant un rêve d’enfance…
Depuis le vécu des réalités a pris le dessus …
Rendez vous la semaine prochaine , jeudi 8 juin pour notre prochain atelier d’écriture

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